samedi, 15 novembre 2008

Le G-20 aurait trouvé son plan d'action anti-crise

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Crédits photo : AP

Selon la délégation française, les dirigeants présents à Washington auraient accepté le principe de soutien de l'activité économique et d'une nouvelle régulation internationale. Un second sommet international serait organisé d'ici à avril 2009.

Un plan d'action en trois axes : soutenir l'économie, mettre en œuvre une nouvelle régulation internationale et réformer la gouvernance mondiale. Les dirigeants des grands pays industrialisés et émergents, réunis en G-20 jusqu'à samedi à Washington, ont accouché d'une stratégie commune pour sortir l'économie mondiale de la crise, a annoncé la délégation française samedi matin. Le communiqué final qui doit officialiser les décisions prises par le G-20 et doit être publié samedi soir, est quasiment finalisé, souligne-t-on.

Selon l'Elysée, le texte «reprend l'idée de soutenir la croissance économique par des politiques de relance, y compris avec l'arme budgétaire, par la mise à contribution de la politique monétaire, et par le recours au Fonds monétaire internationale (FMI) et aux banques de développement pour préserver l'activité des pays fragiles». Autre point de consensus entre les participants, la tenue d'un deuxième sommet entre le 31 mars et le 30 avril 2009 pour faire le point.

Les propositions de Nicolas Sarkozy respectées

Certaines des décisions contenues dans le texte sont «d'une très grande technicité», se félicite la présidence française. «Cela ajoute à la crédibilité du texte car ça montre qu'au-delà des déclarations d'intention, il y a un vrai travail d'accompli», ajoute-t-on du côté de la délégation française qui souligne la proximité de cette déclaration avec les propositions que Nicolas Sarkozy avait soumises à l'Union Européenne. Le texte reprend l'idée, «fondamentale» selon laquelle «on ne doit pas laisser un territoire sur lequel il y a une activité financière, on ne doit pas laisser un marché, une institution, sans une régulation, une réglementation ou une surveillance appropriée».

L'Elysée relève d'autres points «forts» comme «la nécessité de soumettre à la surveillance l'ensemble des acteurs systémiques, y compris les hedges funds (fonds spéculatifs), et «la nécessité d'harmoniser, de créer des standards internationaux sur la lutte contre les paradis fiscaux». «De ce point de vue, le texte instaure une rupture potentielle par rapport à ce qui avait été en vigueur dans le passé: la confiance excessive dans le marché, la présomption que l'autorégulation suffisait», insiste-on.

Concernant la réforme des institutions financières internationales et de la gouvernance mondiale, l'Elysée estime que les institutions de Bretton Woods «doivent être réformées pour mieux refléter le poids grandissant des pays émergents et des pays pauvres, et doivent mieux travailler ensemble».


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