vendredi, 05 septembre 2008

Somalie : les forces françaises prêtes à intervenir

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Laure Kermanach (lefigaro.fr)
Laure Kermanach (lefigaro.fr)

Les deux Français aux mains des pirates sont Polynésiens. Les ravisseurs auraient demandé un million de dollars de rançon

Après «le Ponant», «le Carré d'as». Cinq mois jour pour jour après la spectaculaire prise d'otage d'une trentaine de personnes sur ce navire de luxe dans les eaux somaliennes, l'histoire se répète. Cette fois-ci, c'est un voilier de plaisance immatriculé au Venezuela et appartenant à un Français installé dans ce pays, qui a été accosté par des pirates mardi soir. Les deux Français qui se trouvent à bord du voilier sont des Polynésiens, Jean-Yves et Bernadette Delanne, rapporte mercredi la radio privée polynésienne Radio 1. Le voilier était en cours de convoyage depuis l'Australie vers la France.

Le responsable du bureau kényan du Programme d'assistance aux marins, Andrew Mwangura, a fait état mercredi dans un communiqué d'une demande de rançon d'un million de dollars pour libérer deux Français.

Le bateau a été intercepté par des pirates dans la zone du golfe d'Aden et il se dirige vers Eyl. Ce village côtier, situé à environ 400 km au sud-est de la capitale économique du Puntland, Bosasso, est fréquemment utilisé comme base par les pirates pour y garder des bateaux pris en otage. Le quai d'Orsay déconseille aux plaisanciers de naviguer dans cette zone. Les eaux somaliennes sont en effet considérées comme les plus dangereuses du monde. Huit attaques de pirates ont eu lieu au large des côtes somaliennes depuis la fin juillet. Selon le Bureau maritime international (BMI), il y a eu 24 attaques de piraterie au cours du premier semestre 2008.

Les moyens militaires français «prêts»

«La France condamne fermement cet acte de piraterie et appelle à la libération immédiate des personnes retenues sur ce voilier. Notre première préoccupation est la sécurité de nos compatriotes», a réagi le Quai d'Orsay dans un communiqué. Le centre de crise du ministère des Affaires étrangères s'est réuni avec l'ensemble des administrations concernées pour examiner la situation.

Les moyens militaires français présents dans le golfe d'Aden, notamment une frégate de la Marine nationale, et à Djibouti, sont «prêts» à une éventuelle «mission» a indiqué le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées.

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