dimanche, 27 juillet 2008

Mon amie Rachida Dati ne briguera pas la tête de l'UMP à Paris

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Rachida Dati a assuré Philippe Goujon, maire du XVe arrondissement, de son soutien s'il soumet à nouveau sa candidature, en décembre, aux suffrages des élus et militants de la capitale.
Rachida Dati a assuré Philippe Goujon, maire du XVe arrondissement, de son soutien s'il soumet à nouveau sa candidature, en décembre, aux suffrages des élus et militants de la capitale. Crédits photo : Le Figaro

Le député Philippe Goujon pourrait solliciter un nouveau mandat à la présidence de la plus grande fédération du parti.

Qui va prendre la tête de la fédération UMP de Paris ? Pas Rachida Dati, en tout cas. La ministre de la Justice et maire du VIIe arrondissement n'hésite plus à dire, en privé, qu'elle jette l'éponge. Officiellement, elle n'a jamais été candidate pour ce scrutin qui se déroulera en décembre. Mais la ministre a participé à des réunions publiques et a consulté tous azimuts. Surtout, elle a laissé dire qu'elle était intéressée et a entretenu un flou sur ses intentions. «Je veux jouer un rôle dans la droite parisienne», avait-elle ainsi affirmé au lendemain des municipales, sans préciser lequel.

Aujourd'hui, tout cela n'est plus d'actualité. «Elle ne sera pas candidate, car elle n'a pas intérêt à se mettre dans ce jeu pour l'instant», confirme son entourage. «Ça n'est pas cette fonction qui m'intéresse», confiait-elle il y a quelques jours, tout en entretenant le mystère sur celle qui l'intéresse vraiment…

Dati a une implantation très récente dans la capitale, ce qui est un handicap aux yeux d'une partie des 20 000 adhérents de la fédération. De plus, elle était ouvertement en compétition avec une autre ministre du gouver­nement, Christine Lagarde. La mi­nistre de l'Économie et des Finances, qui n'est pas non plus déclarée officiellement, souhaite depuis longtemps avoir un an­crage local. Or, deux ministres, toutes deux femmes qui plus est, «c'est au moins une de trop», ­au­rait jugé l'Élysée. En 2001, les divisions de la droite avaient largement contribué à l'élection de Bertrand Delanoë, et le spectre des disputes intramajorité plane encore dans les esprits.

Lentement mais sûrement, le scénario d'un troisième mandat de Philippe Goujon, maire du XVe arrondissement le plus important de la capitale, avec 230 000 habitants , est en train de se profiler.

«Pressions amicales»

Dans la foulée de ce qui avait été considéré comme une déculottée pour la droite, Philippe Goujon avait pourtant annoncé haut et fort qu'il ne se représenterait pas à la fédération de Paris. «J'avais axé ma campagne sur le renouvellement des forces de la droite. Et promis à mes électeurs de me consacrer prioritairement à ma mairie», explique-t-il au Figa­ro. Or, selon lui, «il se crée, depuis deux semaines, un consensus»  sauf parmi ses équipes de la mairie du XVe pour qu'il se ­re­pré­sente. Selon le maire, les «pressions amicales» seraient nombreuses. Rachida Dati l'a d'ailleurs assuré de son soutien, s'il se lançait dans la bagarre. Ce dernier se donne encore un peu de temps pour prendre sa décision.

Officiellement, seule Linda Asmani, jeune élue du Xe arrondissement, est entrée en cam­pagne, afin de «déringardiser et déverrouiller le parti» .

En novembre, les adhérents UMP des 21 circonscriptions parisiennes vont désigner leurs représentants. En décembre, les 1 200 représentants des militants UMP et les élus de la capitale vont à leur tour désigner le nouveau président de la fédération.

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